L'avènement de l'ère MEIJI au Japon en 1868 entraîna l'ouverture du pays vers l'occident, et un bouleversement des valeurs profondes. Du creuset traditionnel naquirent donc des arts martiaux tournés vers la modernité :

  •     A mains nues : judo, karaté, et plus récemment aïkido.
  •     Avec des armes : iaïdo, kendo (sabre), kyudo (arc), jodo (bâton)...

Mais, contrairement au judo et au karaté qui constituent des disciplines sportives, soumises à des règles très strictes, l'aïkido est un art martial dont la pratique exclue toute idée de compé­tition. La recherche de l'aïkidoka est celle de l'équilibre optimum de l'individu par rapport à lui-même, et par rapport à son environnement. Chacun peut se conformer à ses possibilités physiques, le but étant précisément de mieux les connaître. Une telle pratique est donc accessible à tous, homme ou femme, de l'âge tendre à l'âge mûr.

A partir d'une attaque simulée, l'aïkido canalise l'agression et conduit la pratiquant vers une réponse adaptée: ne pas fuir, faire face à l'agresseur avant de se déplacer. Les techniques d'aïkido s'appuient sur la souplesse et l'utilisation de l'énergie de l'agresseur plutôt que sur la force physique. L'aïkido se compose de techniques à mains nues et avec armes (sabre, couteau, bâton) visant non pas à vaincre l'adversaire, mais à réduire sa tentative d'agression à néant. En fait, dans l'esprit de l'aïkido, il n'y a pas de combat, puisque celui-ci se termine au moment même où il commence. 

Technique de défense idéale, l'aïkido impose de détruire l'agressivité de son adversaire en lui démontrant l'inutilité de son attaque.

Discipline physique et morale complète, l'aïkido permet d'acquérir une parfaite maîtrise de soi.

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